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  • Photo du rédacteurBabacar Diallo

Lagos, Venise, New York… Ces 10 villes menacées dangereusement par la hausse du niveau des océans


L'élévation du niveau de la mer ne cesse de s'accroître à travers le monde. De nombreuses villes sont menacées d'être englouties dès 2030.


Le constat est alarmant et les scientifiques sont unanimes : le réchauffement climatique (jusqu'à +2 degrés selon les estimations les plus pessimistes) aura pour conséquence notable de faire monter de plus en plus le niveau de la mer au cours du XXIe siècle. D'ici à 2100, la fonte des glaces du Groenland fera grimper les eaux de 27 centimètres pour les scénarios les plus optimistes à 80 centimètres pour les plus sombres… Nombre de régions sont alors en danger et menacent d'être submergées dans les prochaines décennies, de la France aux États-Unis.


Les Pays-Bas, pourtant sous le niveau de la mer, ont anticipé depuis longtemps ce phénomène et mis en œuvre des moyens d'endiguer le risque, à renfort de barrages, de barrières et de de vannes. Ce n'est, malheureusement, pas le cas de nombreuses régions qui ne peuvent investir dans ce type d'infrastructures. Certaines peuvent déjà craindre de vastes inondations dans la décennie qui suivra la nôtre, mettant en péril la vie des habitants, les richesses naturelles des territoires mais aussi leur patrimoine historique.


Les Maldives

Les îles du Pacifique sont les premières à être menacées par la montée des eaux — 3 millions d'habitants vivraient à moins de 10 kilomètres des côtes. Avec une altitude moyenne d'un mètre, les Maldives sont considérées comme le pays le plus plat du monde, donc le plus exposé à l'élévation du niveau de la mer. D'ici 2100, près de 80 % de leur superficie devrait être engloutie.


Jakarta, Indonésie

S'enfonçant un peu plus chaque année (entre 5 et 10 millimètres), Jakarta a été tristement surnommée « la ville qui coulera le plus vite ». D'ici à 2050, le Forum de Davos estime que 95 % de sa superficie sera déjà sous l'eau… La capitale indonésienne survit déjà avec 40 % de sa surface sous le niveau de la mer grâce à une digue construite en 2018. Un constat particulièrement inquiétant, alors que la ville compte 11 millions d'habitants. Pour répondre à cette menace, le gouvernement local compte créer une nouvelle ville de toute pièce, « Nusantara », à 1500 kilomètres de là, sur l'île de Bornéo. Actuellement en construction, la métropole devrait être habitable en 2036, au détriment des autochtones déjà présents et des forêts rasées pour le projet.


Bangkok, Thaïlande

À Bangkok, c'est près de 40 % de la ville qui pourrait être inondée d'ici 2030, d'après les prévisions de la banque mondiale. Une date extrêmement proche, d'autant plus que la ville compte 10 millions d'habitants. La capitale thaïlandaise repose sur des sols marécageux qui s'auto-détruisent progressivement. Si Bangkok prévoit la construction d'une digue, seul le centre-ville pourra être protégé, mais pas les quartiers périphériques. Il y a donc urgence.

Alexandrie, Égypte

Chaque année, Alexandrie s'enfonce de 3 millimètres supplémentaire, fragilisée par les barrages du Nil. En plus de ses 6 millions d'habitants, elle pourrait bien voir disparaître son mythique port et ses ruines antiques à l'horizon 2050, où la mer montera d'un mètre et inondera la ville. Depuis 2015, des centaines d'habitants sont déjà contraints de quitter les immeubles affaiblis par la montée des eaux. Les conséquences à terme ? 1,5 millions de déplacés et 195 000 emplois détruits.


Lagos, Nigeria

Lagos, capitale économique du Nigéria, est la ville la plus peuplée avec 20 millions d'habitants. Sa croissance, exponentielle (elle ne comptait que 2 millions d'habitants dans les années 1970), pourrait en faire la plus grande métropole mondiale en atteignant 100 millions d'occupants en 2100. Or Lagos, construite au niveau de l'eau, ne cesse de s'enfoncer, l'océan avançant de un à quatre mètre par an (de même qu'au Bénin, au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Togo). L'érosion du littoral est, de plus, renforcée par le sable retiré des côtes pour ériger des logements capables d'accueillir toute la population, mais aussi pour l'île Eko Atlantic créée de toute pièce par les autorités pour devenir le « Dubaï africain ». À cette vitesse, Lagos sera engloutie en 2050.

New York, États-Unis

De nombreuses villes américaines sont concernées par la montée des eaux : Miami, Houston, la Nouvelle-Orléans… Parmi les 40 villes les plus en danger, 36 se trouvent en Floride. Mais New York serait la métropole la plus menacée du pays, notamment l'île de Manhattan, entourée par l'océan Atlantique. En effet, les experts prévoient une montée des eaux de 20 à 75 centimètres d'ici 2050. Les autorités prennent d'ors et déjà des mesures pour protéger la métropole, mobilisant quelques 20 milliards de dollars pour construire des murs et des digues anti-inondations.


Miami, États-Unis

Le niveau de la mer est déjà monté de 20 centimètres depuis les années 1980, faisant de Miami une des villes les plus vulnérables au dérèglement climatique sur la côte américaine ; une ville construite à peine 2 mètres au-dessus de l'océan. Reconstruction de plages, surélévation de logements : les autorités et habitants tentent comme ils peuvent de contourner le problème qui ne risque pas de s'améliorer au fil des années, pour atteindre 2,2 mètres de montée des eaux d'ici 2100.


Londres, Royaume-Uni

Outre-Manche aussi, le niveau de la mer augmente et fragilise le littoral — une hausse de 16 cm depuis les années 1900 qui a doublé, passant de 1,5 cm par an à 5 cm actuellement. Aujourd'hui, 1 personne sur 6 est concernée par les inondations au Royaume-Uni, et 10 millions d'habitants le seront d'ici la fin du siècle. Une grande partie de Londres devrait donc être engloutie dans les deux prochains siècles.


Venise, Italie

Le changement climatique menace Venise depuis plusieurs années déjà, où un barrage nommé « Mose » a été construit pour endiguer les grandes inondations auxquelles la Cité des Doges est régulièrement exposée (parfois violemment, comme en 2019). Mais ces phénomènes éphémères que les habitants surnomment « aqua alta » risquent de se pérenniser, de s'empirer et menacent ainsi la survie de la ville et de son incroyable patrimoine historique.


Bordeaux, France

La montée des eaux menace également plusieurs territoires français, comme la région bordelaise, le littoral qui borde Montpellier, Nice ainsi que l'estuaire de la Loire, près de Saint-Nazaire. D'ici à 2050, ces villes devraient être inondées par la mer qui ne cessera de monter.


Par Annabelle Dufraigne, AD Magazine


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